Assainissement écologique

epurationL’assainissement individuel fait partie de la politique française d’assainissement. Environ 13 millions de français sont en dehors d’une zone de raccordement à un système d’assainissement collectif. C’est le cas pour 20 à 30 % de la population rurale. Même si l’assainissement collectif va continuer à progresser, on estime qu’à l’avenir 10 % de français resteront concernés par l’assainissement autonome du fait de leur lieu d’habitation.

filtresA toutes les étapes de votre projet et en fonction de vos besoins et attentes spécifiques, l’écocentre Pierre & Terre peut vous renseigner, conseiller, accompagner… dans la mise en place d’un système d’assainissement individuel écologique. En savoir plus sur notre mission d’accompagnement…

Parmi les différents types d’assainissement employés pour traiter les eaux grises, l’assainissement par filtres plantés est une réponse écologique éprouvée qui vient parfaitement s’insérer dans le cadre d’une gestion durable des ressources.

Qu’est-ce que l’assainissement écologique par filtre plantés ?

Dans une rivière, les pollutions faibles et ponctuelles sont épurées par les différentes composantes du milieu naturel. On parle de pouvoir d’autoépuration du cours d’eau. Des micro-organismes associés à des végétaux utilisent et transforment les substances indésirables. Le sol joue le rôle d’un filtre. C’est ce système qu’on reproduit artificiellement à domicile dans des bassins imperméables.

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Le système d’assainissement par filtres plantés est conçu sur mesure. Son dimensionnement dépend de la quantité d’eau à traiter (on parle en équivalent habitant) mais aussi de la nature de la charge polluante (tous les produits n’ont pas le même degré de toxicité). Ce dernier paramètre découle directement de votre mode de vie : utilisation de toilettes sèches ou à eau, de produits d’entretien respectueux de l’environnement ou de produits conventionnels, il dépend aussi de notre mode de santé (traitements antibiotiques ou médecines douces). Une réflexion sur la limitation des pollutions en amont permet de réduire la surface du dispositif et donc le coût de l’installation. Pierre et Terre vous accompagne dans votre démarche vers un plus grand respect pour notre environnement.

ban_25Les plantes

On choisit des plantes aquatiques ou de zones humides, en préférant des espèces locales. Une fois plantés dans vos filtres, roseaux et scirpes communs, iris des marais et menthes aquatiques se développent en utilisant les rejets à traiter. Elles servent de support de développement aux micro-organismes et leur apportent l’oxygène issu de la photosynthèse via les racines. Elles consomment une partie des matières organiques et de l’azote rendu disponible par les bactéries dites nitrifiantes, retardent le colmatage de surface et  assurent une bonne intégration paysagère de la station sur votre terrain.

Les micro-organismes

Ce sont des bactéries qui s’installent de façon naturelle dans les filtres. Elles consomment les matières organiques et permettent de déclencher des cycles biochimiques comme celui de l’azote.

ban_12Le substrat minéral

Il s’agit de matériaux lavés et roulés de rivière de différentes granulométries ou de pouzzolane. On joue avec ces différentes tailles pour imposer aux eaux usées un certain cheminement dans le filtre, tout en assurant la rétention des matières en suspension. Il sert de support de développement aux plantes et aux micro-organismes.

La réalisation et le dimensionnement

Pour déterminer l’emplacement du filtre, la pente naturelle du terrain sera le facteur le plus important. La surface nécessaire pour un tel système d’assainissement varie d’un facteur de 5 en fonction du mode de vie, écologique ou conventionnel, des usagers. Le coût est fonction de la dimension mais également de votre implication dans l’autoconstruction. Il se situe entre 1200€ et 3200€, pour une famille de 4 personnes (dont deux enfants).

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L’opérationnalité du filtre et son entretien

Le filtre sera fonctionnel dès la fin du chantier d’installation, néanmoins il n’atteindra son efficacité optimale qu’à l’issue d’un an au moins. La mise en fonctionnement comprend une période de mise en eau des différents bassins et le temps de reprise des plantes. La maintenance la plus lourde est de basculer deux vannes tous les quinze jours pour permettre une alternance des deux premiers bacs. En cas d’absence prolongée, vous devrez laisser les bacs se remplir pendant trois semaines avant le départ. Un tel système peut supporter des variations de température et de volumes d’eau à traiter (accueil temporaire de personnes). Il fonctionne aussi en hiver. Il conviendra également de veiller à ce que le dispositif ne se bouche pas (comme pour tout autre système d’assainissement) et ne manque pas d’eau. La croissance des plantes devra être surveillée la première année. Au bout de deux ans de fonctionnement, les plantes seront éventuellement fauchées à la fin de l’hiver. Le traitement préconisé est le compostage.

Pour aller plus loin…

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